Le Hackjam lance un appel à tous ceux qui veulent se lancer dans l'aventure start-up à Nice - Yes Please
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Le Hackjam lance un appel à tous ceux qui veulent se lancer dans l’aventure start-up à Nice

La France est sur le podium européen en matière d’incubateurs et d’accélérateurs. Avec nos 100 accélérateurs sur les 800 que compte l’Europe, notre leadership dans les secteurs de la food, du luxe, de l’intelligence artificielle, de la data, est consommé. La France et Paris, surtout, sont en bonne place. Pour les organisateurs du Hackjam de novembre prochain à Nice, cette réalité cache surtout des « bulles de silence », qui doivent se réveiller. Nice et la Côte d’Azur sont justement sur les starting-blocks.

On peut être enthousiaste devant une scène nationale qui chauffe! La croissance des levées de fonds en France, plus de 35% sur l’année 2017, est un bon indicateur du bond en avant de l’écosystème digital.Plus largement, les années 2016 et 2017 ont été riches en rebondissements: des levées qui ont surpris : comme celle de Zenly, la pépite de la French Tech qui a levé plus de 20 millions d’euros en 2016, autour de son application de géolocalisation. Alors, c’est vrai, il y a eu des échecs qui ont fait parler d’eux comme le crash de Take Eat Easy,  mais à côté, on peut se féliciter de la mise en place de projets un peu ovnis comme le fonds d’investissement Daphni ou le mastodonte Station F.Pour autant, Jean-Edouard André, l’un des co-fondateurs du Hackjam de Nice tempère ce constat: « En France, on ne peut pas parler des « start-up » comme d’un bloc homogène. Entre un Sigfox et un Frichti, il y a un monde tant sur la taille que sur la culture. Mais, le vrai problème c’est que le marché continue d’être emmené par des grosses start-up qui n’en sont plus vraiment (OVH, BlaBlaCar, Sigfox ou encore Deezer) et tout le monde pense que c’est bon pour la santé structurelle de l’écosystème… Or, ces performances chiffrées, ne nous disent rien sur les perspectives de long terme, celles qui seraient favorables à une innovation durable. En France, mon sentiment, c’est qu’on a un peu trop le réflexe tech paillettes « .Bref, il est temps de créer des nœuds d’émulation, d’éducation, d’entraide autour de ceux qui feront la croissance de demain: les jeunes diplômés et les étudiants. Ils sont justement trop nombreux à lancer leurs start-up en ne comptant que sur leurs propres deniers.DE SUPERBES STRUCTURES POUR FAVORISER LE PARTAGE D’EXPÉRIENCE ENTRE START-UP À NICELe Hackjam est là pour aider la mise en relation avec des clients, pour accélérer le business. Par défaut, ils acceptent de tirer un trait sur une croissance rapide pour se concentrer sur le développement et la commercialisation de leur produit, sans passer par la case « investisseurs ». Cette option porte un nom: le bootstrapping. « On est en train de faire fausse route, ajoute Jean-Edouard André. Que les jeunes entrepreneurs puissent survivre avant que leur projet ne devienne rentable a justement plus que jamais un intérêt public. C’est même une clé du développement économique et de l’attractivité d’un territoire. C’est la raison pour laquelle, nous travaillons grâce au Hackjam, sur des solutions de financement ou de valorisation innovantes pour accompagner les lauréats de notre Challenge. »Le Hackjam a donc lancé depuis cet été son chantier prioritaire pour faire de Nice et de la Côte-d’Azur l’un des territoires les plus dynamiques en matière d’économie numérique. Cet automne, le Challenge d’open innovation installe son final au MaMac le 10 novembre prochain.« A Nice, nous sommes partenaires du Festival biennal Movimenta. Adèle Faustinien, la responsable des rencontres professionnelles Arts&Technologies nous a demandé de lancer un nouveau Challenge dédié aux industries créatives ».Le Hackjam veut favoriser les compétences et les formations, faciliter l’accès aux talents, un meilleur accès aux capitaux et moins d’obstacles au succès, et veut progressivement changer le leadership d’opinion en matière de croissance réelle. Jean-Edouard André rappelle l’objectif à atteindre:  « l’innovation dans l’industrie numérique repose sur la multiplication de prototypes à génèse rapide. Nous ne savons pas aujourd’hui qui sera le champion de 2020 et encore moins celui de 2025 : il est donc indispensable de démultiplier l’amorçage de projets innovants portés par des jeunes diplômés et des étudiants.. C’est le tout de la méthode du Hackjam qui trouve ici son sens … « .Il y a là aussi une question pour l’emploi à soulever, ce que rappelle Ziad El-Kurdi, l’autre fondateur du Hackjam: « il y a en 2017, 40.000 postes à pourvoir dans le secteur du numérique, c’est plus que dans l’industrie et le secteur bancaire. Pourtant, les formations sont encore trop peu nombreuses, et les entreprises sont désespérément à la recherche de profils formés au digital. Avec le Hackjam, on améliore tendanciellement cette situation si on aide des jeunes diplômés à se lancer dans la création d’entreprise « .

ÉVEILLER LES VOCATIONS

Le Hackjam? Sensibiliser plus tôt, sur les Campus, pour éveiller les vocations et construire des équipes fortes… Avec le Hackjam, pas de simulations, uniquement des vrais projets: plutôt que de travailler sur des projets imaginaires peu motivants, les étudiants créent de vraies sociétés qu’ils doivent ensuite développer. Pas de leçons pour les jeunes diplômés qui ont déjà créé des start-up et qui participent aussi au Challenge mais du dialogue avec un réseau de partenaires soucieux de les accélérer. Des partenaires comme le CEEI (accélérateur-pépinière de Nice, ndlr) ou des sponsors comme Grant Thornton, Keeward ou Movimenta qui soutiennent le dispositif. Et apparemment, les étudiants et les jeunes diplômés disent un grand oui au Hackjam, ce que les chiffres nationaux confirment: selon un sondage réalisé en janvier OpinionWay, 60% des 18 à 29 ans seraient déjà prêts à créer leur entreprise.

Les lauréats du Hackjam de juillet dernier ne démentent donc pas. Il y a là VolonTerre qui veut devenir une sorte de Tinder des associations. L’application veut raccourcir des démarches souvent trop longues, qui constituent un frein à l’engagement. VolonTerre veut donc faciliter la démarche des bénévoles intéressés, pourquoi pas des jeunes, par l’engagement associatif et l’application permet aussi d’instaurer un bénévolat ponctuell et flexible en fonction des disponibilités de chacun. Une vraie bonne idée qui est sortie du Hackjam en juillet dernier. L’application portée par 2 étudiantes de Sciences-Po Menton, Leïla Berrada et Rita Sekkat, cherche désormais un designer pour finaliser les interfaces du service et un profil marketing pour avancer sur sa commercialisation.

L’équipe de Social Bionic Concept elle aussi primée au Hackajm de juillet dernier à Nice veut créer un bar robotique automatisé. Lauranne Fontaneau qui fait partie des fondateurs espère désormais établir des partenariats avec des pôles d’innovation, tels la French Tech ou des formations ingénieures du type Epitech, pour accélérer leur montée en gamme. La start-up est en phase de création et elle vient de tester son premier prototype de bras robotique.

Quant à Link your leisure, la start-up veut organiser vos loisirs en moins de 5 minutes, grâce à une application optimisée pour l’organisation. Sacha Savoca, co-créateur du service le dit haut et fort: « arrêtons de partager de simples photos, et commençons à partager de vrais moments avec nos amis. »

L’application est actuellement en « beta test fermé », « version d’essai » qui devrait bientôt s’ouvrir à la France, aux USA et à l’Angleterre.

N’hésitez pas à vous rendre sur le site www.linkyourleisure.com pour tester l’application lors de l’ouverture de la « beta » en décembre. Et puis finalement, quand on demande à Sacha Savoca ce qu’il pense du Hackjam, il revient sur son expérience de juillet dernier: « le Hackjam est un bon concours, il nous a permis de networker et de de gagner en visibilité. Je le conseille donc vivement à ceux et celles qui souhaitent lancer leur start-up. »

A suivre, le 10 novembre prochain à Nice, au MaMac dans le cadre de la Biennale Movimenta.

Pour en savoir plus : www.hackjam.fr 
Movimenta : www.movimenta.fr